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Un grand jour – 26 Juillet 2010 – Les 100 ans de Yann Fouéré – L’évènement pour rendre hommages à cette occasion a eu lieu, le 25 Juillet, au Château de Quintin, en sa présence et celle de nombreux membres de sa famille, ses amies et représentants de divers associations. L’évènement a inclu de nombreux témoignages de tout ceux qui s’unissaient en pensée avec Yann Fouéré, et a été animé par des musiciens, harpistes et sonneurs.
Visualisé et écouté déjà sur ce lien : http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=19243
Ci dessous le Communiqué de Presse:-
Les 100 ans de Yann Fouéré se sont fêtés au château de Quintin le dimanche 25 juillet 2010.
Tous ceux qui travaillent de près ou de loin pour l’identité bretonne connaissent la vie et l’œuvre du patriarche du mouvement breton et du fédéralisme européen: Yann Fouéré, homme exceptionnel, qui a tout donné et tout sacrifié pour son pays la Bretagne.
Plus d’une centaine d’invités et toute sa famille étaient réunis pour assister à l’évènement auquel Yann lui-même ne devait pas être présent physiquement pour cause de santé.
Alors que d’émotion lorsqu’après la vidéo de présentation, réalisé par Bertrand Le Gonidec, le centenaire fit son apparition dans la salle pour assister à la cérémonie et écouter les différents témoignages dont celui de son fils Erwan, ambassadeur de l’Union Européenne en Macédoine, qui a présenté au nom de la famille la vie de son père, et a dirigé la cérémonie. Puis Madame le maire d’Evran, Mme Mauffray venue saluer le premier centenaire Evrannais, a rappelé que le berceau paternel de la famille Fouéré remonte à plus de 4 siècles. Per Lemoine, ami de toujours, a fait l’éloge du rôle déterminant que ce fervent défenseur de la Bretagne et du Fédéralisme européen a accompli sans relâche tout au long de sa vie. Puis se sont succéder Gérard Gautier, homme politique et écrivain, Mériadec de Gouyon Matignon, fidèle compagnon de la cause bretonne, Michel Chauvin , président de la section Musique et Danse de l’ICB, lui a également rendu hommage. Mr Chauvin était le réalisateur et organisateur de la partie musicale pour la cérémonie, représenté par 4 harpistes. Le dernier intervenant fut Youenn Craff, traducteur de la langue bretonne. Sans oublier les sonneurs qui ont ponctué les intermèdes au son de la bombarde et du biniou, dans l’enceinte du château où se tenait la réception bretonne .
La salle où se tenait la réception était décorée par les soins de la famille, selon le souhait de Yann Fouéré, de tous les drapeaux des Minorités Européennes.(cf:www.eurominority.eu)
Exceptionnellement ses 5 enfants, ses petits-enfants et arrières petits enfants, qui vivent habituellement au 4 coins du monde, étaient aussi réunis pour cette occasion unique.
Son épouse Marie-Madeleine Mauger était absente pour des problèmes de santé, mais sa présence était dans le cœur de toute sa famille.
Son arrière petite-fille Tianna, la plus jeune de la famille, a présenté un diaporama de photos représentant des aspects de la vie de son arrière grand-père. Vous pouvez visualisé une partie de cette évènement sur le site de la Fondation: fondationyannfouere.org. , ou nous allons bientôt mettre le film et l’enregistrement de l’ensemble.
Cette fête restera dans les mémoires de tous comme un événement exceptionnel qui leur a permis de rendre hommage à un grand militant breton et Fédéraliste Européen dont on ne présente plus les différents écrits tels que ‘l’Europe aux cent drapeaux’, ‘La Bretagne écartelée’, mais aussi ses autobiographies ‘la Patrie Interdite’ et ‘la Maison du Connemara‘, et bien d’autres encore.
Sa mémoire et son œuvre perdureront selon sa volonté grâce à sa fondation (fondationyannfouere.org) et son Institut de documentation bretonne et européenne, (ouverte aux historiens et aux chercheurs), où se trouve ses archives et ses œuvres ainsi que sa bibliothèque thématique.
Ci-dessous, ce même texte traduit en Breton par Youenn Craff.
Cliqué sur les textes pour les agrandir.
Article de Christian Martin a l’occasion de l’évènement:-
LES CENT ANS DE YANN FOUÊRÊ, EVRANNAIS, ANCIEN PATRON DE PRESSE ET ECRIVAIN ENGAGÉ.
Evrannais de coeur et d’âme, Yann Fouéré a toujours conservé, comme résidence secondaire, la maison familiale du Plessis en Evran, berceau de sa famille dont les racines évrannaises remontent au XVIIème siècle. Résidence où, disait-il, la sérénité et le calme du lieu l’aidaient à trouver l’inspiration nécessaire à ses écrits.
Dimanche dernier, on célébrait au château de Quintin, le centième
anniversaire de cet écrivain engagé, hors du commun, fondateur du M.O.B. (Mouvement pour l’Organisation de la Bretagne) et dont l’oeuvre militante en faveur de la Bretagne s’est traduite en une vingtaine d’ouvrages où, “La Patrie Interdite-Histoire d’un Breton”, suivi de “la Maison du Connemara-Histoire d’un Breton” et “L’Europe aux cent Drapeaux”, pour n’en citer que quelques uns, sont les plus connus.
Un hommage impressionnant
L’assistance était considérable et près de deux cents personnes, y
compris de nombreux Evrannais, étaient venus lui rendre hommage à l’occasion de ce centième anniversaire. Le maire d’Evran, Marie-Annick Mauffrais, elle aussi, avait tenu à célébrer l’événement et marquer de sa présence ainsi que d’une courte allocution, le centenaire du doyen de ses administrés.
Parmi les interventions, on a particulièrement noté celle de Per
Lemoine, membre de l’Institut Culturel de Bretagne et cofondateur du M.O.B., en breton et en français ; de Gérard Gautier, homme politique et ancien conseiller régional ; de Youen Craff et de Mériadec Gouyon de Matignon, écrivain apparenté à la famille princère de Monaco.
Si des camarades, en provenance de différents pays du monde, lui
avaient fait l’amitié d’assister à la fête, d’autres, dans l’impossibilité de se déplacer, avaient envoyé des messages écrits. Sa famille était rassemblée autour de lui, enfants et petits enfants réunis pour organiser cette sympathique réunion. Son épouse Madeleine, 93 ans, victime d’une fracture, n’avait malheureusement pas pu se joindre à eux.
Rozenn, sa fille ainée, le maître d’oeuvre de cette célébration ;
Benig, le psychothérapeute ; Erwan, le diplomate ambassadeur en Macédoine ; Jean, le maréyeur qui a pris la succession de l’affaire paternelle en Irlande et Olwen, l’artiste comédienne, accompagnés de leurs enfants, avaient contribué à la bonne organisation de cet anniversaire.
Bien qu’affaibli et que ses problèmes de santé aient laissé planer
un doute sur sa présence, Monsieur Fouéré avait tenu à venir lui-même, en personne, entendre les témoignages d’amitié, en français, en breton et en anglais que ses camarades lui avaient adressés.
L’ambiance, conviviale, joyeuse et bretonne
Le diplomate Erwann Fouéré a assumé le rôle de maître de cérémonie, qui assurait le bon déroulement de la réunion, en coordonnant la projection d’un video par Bertrand Le Gonidec et un diaporama de photos numériques par la plus jeune de la famille (diaporama qui retraçait les grands moments significatifs de la vie de Yann Fouéré), les intermèdes musicaux d’un quator de harpes dirigé par Michel Chauvin, où les gwerzs nostalgiques alternaient avec des ballades irlandaises, ainsi que l’intervention des sonneurs Hervé et Lonig le Lu ; dont les binious et bombarde donnaient la note bretonne forcément requise.
Les pauses prévues pour assouvir la soif et la petite faim
éventuelles des invités, elles, toutes aussi bretonnes dans la forme ont été également appréciées des invités. Les “chipotouses” de Simone Morand (galette de sarrasin enroulée et découpée en tranches fines sur de la saucisse ou du poisson) et gâteaux bretons ont été de la fête, aidés d’un bon cidre bouché pour faire descendre le tout.
La cour d’honneur du château de Quintin s’est avérée un cadre
parfait à la tenue de cette réunion qui s’est terminée, comme il se doit,
par un vibrant “Bro Goz ma Zadou”, l’hymne breton (qui a ceci de particulier qu’il est le même que celui du Pays de Galles) et que l’assistance écouta debout, avant de prendre congé de leurs hôtes.
Qui est donc Yann Fouéré ?
Né d’un père évrannais originaire du Bas Breil près d’Evran,
inspecteur de l’Enregistrement et secrétaire pour un temps du ministre Le Troquer, son fils Yann a vu le jour à Aignan dans le Gers, au hasard des mutations de son fonctionnaire de père. Le bagage intellectuel de Yann Fouéré, à la lumière des diplômes obtenus, est impressionnant : bac de lettres bien sûr (il était fort mauvais en maths), licence de lettres, certificat de lettres en sociologie et géographie économique, diplômed’étude supérieur de droit public et constitutionnel et enfin reçu au concours de rédacteur au Ministère de l’Intérieur.
La liste des activités et professions exercées par MonsieurFouéré est
tout aussi impressionnante, tant par leur importance que leur variété:
rédacteur au Ministère de l’Intérieur, son premier emploi où il se fit
mettre en disponibilité pour regagner Rennes et se consacrer à l’action de “Ar brezoneg er skol” destinée à l’enseignement du breton. Pendant un temps, il va assumer, par intérim, le poste de sous-préfet à Morlaix. Pendant l’occupation, il fonde un quotidien du soir, “la Bretagne”, imprimé sur les presses du journal “Ouest-Eclair”. Il devient, un peu plus tard, patron de “La Dépèche de Brest” , le futur “Télégramme de Brest”. Yann Fouéré disait, en parlant de cette période, qu’il n’était pas facile d’assumer la direction d’un journal, alors que la Propaganda Staffel allemande imposait ses ukases.
Ses opinions autonomistes, “régionaliste avant l’heure, mais pas
séparatiste” avouait-il, lui vaudront quelques ennuis à la Libération.
Pétainiste au départ, il reviendra rapidement sur ses opinions, lors de la décision du Maréchal, en juin 1941, de séparer la Loire-Atlantique (Loire-Inférieure à l’époque) de la Bretagne. Ceci l’avait amené à déclencher une violente campagne de Presse contre Pétain et sa décision.
A la Libération, il est incarcéré pendant un an, libéré ensuite
provisoirement, dans l’attente de son procès. N’ayant pas confiance dans la neutralité de la justice d’alors, en raison de son passé de militant breton.
Il s’enfuit vers l’Angleterre, puis en Irlande où sa famille le rejoint. Il se voit condamné, par contumace, aux travaux forcés à perpétuité. Il survivra, lui et sa famille, en donnant des cours de français et en écrivant quelques articles pour un journal irlandais.
Pour faire bouillir la marmite, Yann Fouéré se lance alors dans la
pratique de professions assez inattendues pour un intellectuel : charcutier, tenancier d’un bed and breakfast… La reprise d’un établissement tenu par un mareyeur malouin va enfin pouvoir lui assurer une certaine stabilité.
Il faudra attendre 1953, pour qu’il soit, à l’occasion d’une loi
d’amnistie accordant un second procès aux condamnés par contumace, rejugé par un tribunal miltaire et blanchi des faits de collaboration qui lui étaient reprochés.
Revenu en France, après une dernière péripétie et une nouvelle
incarcération suite à la dénonciation par un recteur de Trémereuc, sympathisant du F.L.B., comme quoi il était le chef suprêm de ce même F.L.B. auteur, à cette époque, de nombreux attentats à l’explosif en Bretagne. Cettte dénonciation s’étant révélée sans fondement, Yann Fouéré put être libéré assez rapidement et reprendre le cours de sa vie normale et “s’adonner à sa passion viscérale pur l’écrit”.
Nombre de ses libres ont été écrits dans l’univers calme, champêtre et serein de sa petite maison du Plessis, près d’Evran, où il avait transféré la plus grande partie de sa bibliothéque bibliothèque qui fait partie désormais d’un fonds Yann Fouéré, créé pour assurer la sauvegarde de ses milliers de volumes.
Christian MARTIN
Article paru dans ‘Le Télégrame’ du Mercredi 4 Août 2010 – photo prise par Bertand Le Gonidec, une semaine avant les 100 ans.
5 Août 2010 – Article de Christian Martin sur les 100 ans de Yann Fouéré paru dans l’hebdomadaire, ‘Le Peti Bleu’, de Dinan.
12 Août 2010: Article paru dans l’hebdomadaire ‘Le Penthièvre’, à l’occasion des 100 ans de Yann Fouéré.
Juillet-Août 2010 :- Page de couverture du numéro 489 de ‘LAvenir de la Bretagne’, avec une photo prise en 1962 de Yann Poilvet,Yann Fouéré et Marc Bougeard, à l’accasion d’un Congrés à Saint Brieuc.
Article sur ‘La Bretagne aux 100 bougies’ de Padrig Delorme, dans le même numéro de l’Avenir’.
25 Juillet et 1er Août 2010: Hommage à Yann Fouéré à l’occasion de ses 100 ans, dans ces articles de Charles Haegen, paru dans la revue Alsacienne, ‘L’ami du Peuple hebdo’.
D’autres articles et un compte rendu complet seront bientôt sur le site.
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Nous voulons marquer le départ, Samedi soir 20 Février 2010, de notre grand ami Gilbert Monroy – un des plus fidèles, ainsi qu’à la cause bretonne.
Nos condoléances les plus sincères avec nos prières pour sa famille.
‘Bon voyage, Gilbert, y que descanses en paz’
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Texte du petit livre ‘BREIZH’, publié pour la célébration du 60e anniversaire de l’U.F.C.E., (L’Union Fédéraliste des Communautés Européennes), édité par L’Association Bretonne de Culture 2009. Coordonnée par Louis Mélennec, la rédaction de ce texte par un comité de personnalités bretonnes contient un avant-propos de Per Lemoine, ancien Président de l’U.F.C.E. ; avant-propos rédigé en Breton, en Anglais, en Français, en Allemand. Il est suivi du texte de Louis Mélennec en Français.
Cliquer sur le lien pour le découvrir et le lire en pdf – livret-ufce-10.pdf
Autrement, cliquer sur les images ci-dessous. Lire de gauche a droite.
1989 – 40 e Anniversaire de l’U.F.C.E. – au centre Yann Fouéré écoutant Eric Melenec – Per Lemoine de dos en premier plan.

